Donner, ce n'est pas perdre de l'argent. C'est le mettre au travail.
La philanthropie reste traitée comme une dépense, alors qu'elle est fondamentalement un sujet d'allocation de capital. Les grandes fondations capitalisent, et leurs revenus financent les causes année après année.
Quand on parle de don, la plupart des gens imaginent la même chose : un virement qui part, un solde qui baisse, une somme qui disparaît.
C'est la vision par défaut. Et elle est tenace.
La philanthropie a un problème de perception
Un client dispose de 300 000 €. Il décide de les donner à des causes qui lui tiennent à cœur. L'argent sort de son patrimoine. Il est consommé immédiatement par l'association bénéficiaire. L'impact est réel, mais il est ponctuel. Une fois le virement effectué, il ne se passe plus rien.
Aucun conseiller en gestion de patrimoine ne recommanderait un placement qui consomme 100 % du capital en une seule fois, sans rendement, sans durée, sans effet cumulatif. Pourtant, c'est exactement ce que fait le don ponctuel.
Le problème n'est pas le don en lui-même. C'est la manière dont on le structure.
Un sujet d'allocation, pas de dépense
Dans tous les autres compartiments du patrimoine, on raisonne en flux futurs. On arbitre entre rendement et risque. On optimise la fiscalité. On pense à long terme.
En philanthropie, on décaisse et on oublie.
La philanthropie reste traitée comme une dépense, alors que c'est fondamentalement un sujet d'allocation de capital.
Les grandes fondations ne donnent pas leur capital
Les grandes fondations familiales ne fonctionnent pas au don ponctuel. Elles capitalisent. Un capital est alloué, investi dans un portefeuille diversifié, et ce sont les revenus générés qui financent les actions philanthropiques. Le capital, lui, reste intact. Il continue de produire. Année après année.
C'est le modèle qui fait tourner les plus grandes fondations du monde depuis des décennies. Et il n'a rien de complexe : on ne donne pas une somme, on crée une capacité de don.
Deux logiques, un même capital
Prenons le même point de départ : 300 000 €.
Le don ponctuel. 300 000 € sont versés à une ou plusieurs associations. L'impact est immédiat. Mais il n'y a aucune continuité. Le capital est consommé.
La capitalisation. Les 300 000 € sont apportés dans un compte philanthropique en mode capitalisation. Le capital est investi. Chaque année, les revenus générés sont versés aux associations choisies par le donateur.
Avec une hypothèse de rendement de 3,5 % net, cela représente environ 10 500 € distribués par an. En 30 ans, plus de 315 000 € auront été versés aux causes soutenues. Et les 300 000 € de capital sont toujours en place, toujours productifs.
1. L'effet fiscal à l'entrée
Au moment de l'apport, le donateur bénéficie d'une réduction d'impôt sur le revenu de 66 % (article 200 du CGI), dans la limite de 20 % du revenu imposable, avec report sur cinq ans.
Sur un apport de 300 000 €, le coût net pour le donateur peut descendre à environ 102 000 €, en supposant un impôt sur le revenu suffisant sur la période.
2. L'effet de capitalisation
Avec Givematic, les revenus du portefeuille sont exonérés d'impôt sur les sociétés. Chaque euro de rendement est un euro distribuable. Il n'y a pas de frottement fiscal sur les revenus, contrairement à un portefeuille détenu en direct (soumis au PFU de 31,4 %).
Un rendement de 3,5 % brut dans le fonds reste un rendement de 3,5 % net pour les causes. Dans le patrimoine personnel du donateur, ce même rendement serait amputé de près d'un tiers.
3. L'effet de continuité
Un don ponctuel est un événement. La capitalisation est une stratégie. Elle permet de s'inscrire dans le temps, d'impliquer sa famille, de structurer une vision philanthropique qui évolue avec les années.
Ce n'est plus un chèque. C'est un projet.
La vraie question à poser
La prochaine fois qu'un client évoque un projet philanthropique, la question n'est pas : « Souhaitez-vous faire un don ? »
La question est : « Souhaitez-vous consommer du capital, ou créer un flux de générosité dans la durée ? »
